Temps perdu (Poème)

Publié le 18 février 2026 à 00:00

 

Hier soir, je contemplais les étoiles et le ciel,
Les fleurs de l'Univers et les constellations,
Quand soudain j'eus une question existentielle,
Qui fit trembler mon corps et mon cœur sans raison.
Le brise caressait ma douce âme attristée ;
J'avais peur de la Vie, de la Mort et du Temps ;
Et la Lune perfide, achevant mes pensées,
Transperçait mon esprit avec mes chers relents.
Des milliards d'êtres en vie, face à un vide immense,
Une lumière légère, face à trop de ténèbres,
Mille interrogations, dénuées de tout sens,
Tourmentent tout mon être et mes songes funèbres !
Nous ne sommes que de simples explorateurs,
Naviguant sur les flots de la vie, de la Terre,
Mais ne savons nager, quand bien même un malheur
Nous emmènerait tous affronter l'Univers.
Nous sommes un grain de sable dans un vaste océan,
À la simple recherche d'un peu de réconfort,
Reclus et sans patrie, dans un monde ignorant,
Errants tels des fantômes qui vivraient dans la Mort.
Et le Ciel m'embrassait, tout comme l'horizon ;
Les rayons de mon Dieu éclairaient les jardins ;
Et les fleurs assombries par un cosmos girond,
Soudain, devenaient claires avec un air divin !
Le Temps est un des biens que l'on doit haïmer,
Car il prend sans relâche, et nous pousse à l'extrême,
Mais il nous offre aussi la possibilité
De vivre ces instants avec ceux que l'on aime.
L'ennemi véritable n'est donc pas ce cher Temps,
Ni même l'Univers, ni même ce cher Dieu,
Mais notre esprit, pour ne pas vivre ces instants
Que l'on regrettera plus tard, le cœur envieux.
Ainsi, l'âme trop lourde, je dis : "Souvenons-nous,
"Bien que la vie soit dure, bien qu'il y ait malheurs,
"De nos bonheurs si chers, qui partirent tous fous,
"Pour retrouver la joie, avant que l'on ne meurt !
"Je ne suis pas divin, ni même prophétique,
"Mes mots ne sont pas faux, mes mots ne sont pas vrais,
"Mais retenons cette leçon si poétique :
"L'Homme existe sur Terre pour sourire et pleurer !
"Ne cherchons pas longtemps, quand nous pouvons trouver,
"Le monde est un trésor que nous voyons obtus,
"Alors, les larmes aux yeux, plutôt que de bramer,
"Nous ferions mieux de voir et d'apprécier la vue !
"Plaignons nous si l'on veut, mais cela sera vain,
"Aujourd'hui les pleurs coulent, mais demain, je suis sûr,
"Le sourire viendra, car c'est notre destin
"De faire le bien, le mal, vivre avec des blessures !"
Puis, libéré de ces mots, je m'en allai dormir,
Je m'assis dans le noir, portant une bougie,
Et en soufflant dessus, en pensant à ma lyre,
Je dis ces derniers mots : "Ô Temps, tu as péri !"

 

Par Quentin Lesage.

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