"Les Contemplations" de Victor Hugo

Publié le 13 mars 2026 à 14:00

Imaginez un artiste au sommet de sa gloire qui, soudain, perd tout. Sa fille, sa patrie, ses certitudes… Que reste-t-il quand il n’y a plus rien ? Les mots.

En 1856, Victor Hugo publie un recueil massif, divisé en deux volumes : Autrefois, qui raconte sa jeunesse, ses premiers amours et sa vision de la misère, et Aujourd’hui, dédié à sa fille Léopoldine, morte en 1843, et sa résilience face à ses propres misères. En 1852, peu après la proclamation du Second Empire par Napoléon III, Hugo est contraint de s’exiler à Guernesey, seul, face à l’océan. Voilà pourquoi ce qui peut sembler n’être qu’un recueil de 158 poèmes est en fait un livre de la maturité, les « mémoires d’une âme ». Toute sa vie y est contenue, là, séparée par la frontière de ses drames.

Si aujourd’hui certains n’y voient que des plaintes lassantes, on ne peut nier l’universalité de son œuvre : deuil, nature sauvage, quête de sens… et ce, à travers une langue d’une puissance infinie et des images qui restent gravées dans les esprits. C’est du grand spectacle, oui ; mais contenu dans l’intimité fragile d’une page.

Il écrivait lui-même : « Bien lire l’univers, c’est bien lire la vie. » À vous, à présent, de lire son univers et sa vie. Moi, je m’en vais écouter les murmures du vent et des vagues de mes contemplations…

Les Contemplations, c’est à lire absolument, chez Le Livre de Poche.

 

Par Quentin Lesage

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